Fès l’Aristocrate

Fès la mystérieuse, Fès la Sainte, Fès l'aristocrate, au site et au char- me incomparables, était tout naturellement le centre qui devait attirer le plus grand nombre des exilés maures d'Espagne. Disons, en passant, quelques mots sur les origines de la capitale spirituelle du Maghreb. Vers l'an 788, arriva de la Mecque un homme auréolé d'une réputation de sainteté, le Chérif Idriss Ben Abdallah ben El Hassan ben Ali Ben Abou Taleb, cinquième descendant du Prophète. Accompagné de son ami Rachid, il se fixa dans la région du Zerhoun. Les tribus de cette région le vénérèrent et le reconnurent comme Chef Le Chérif Idriss fonda la Ville qui porte aujourd'hui son nom (ville si tuée dans la région de Zerhoun et appelée Moulay Idriss) l ne vécut pas longtemps et mourut en l’an 791, des suites d'un empoisonnement Deux mois après sa mort, sa femme, Berbère nommée Kenza (trésor), mettait au monde un garçon qui fut prénommé Idriss comme son père A l'âge de dix ans, le jeune Idriss ben Idriss était proclamé Sultan fondant ainsi la famille des Idrissites. Ayant jugé que la petite ville de Oulili (Volubilis était désignée à l'époque par ce nom) était insuffisante pour faire une capitale, Idriss conçut l'idée de s'établir dans une grande cité. En l'an 809, il jetait les fondations de la ville qui fut appelée Fès L'historien arabe du Kartas dit que cette région l'avait attiré par son eau douce, son air sain et son site verdoyant. La fondation de Fès coïncidait justement avec l’époque où régnait à Cordoue le roi Elhakem 1er, dont la cruauté avait provoqué le départ de nombreuses familles de la capitale des Omeyades, qui vinrent s'installer sous l'aile protectrice du Sultan Idriss Il, dans la ville récemment fondée par lui. Environ huit mille familles, dit-on, arrivèrent à Fès et s'installèrent sur la rive droite ; leur quartier prit le nom de Adouat El Andalous. Plus tard, d'autres familles, attirées par la réputation de bonté et de sainteté d'Idriss II, arrivèrent cette fois de Kairouan augmentant dans de fortes proportions le nombre des habitants de la nouvelle cité.
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Ces familles qui choisirent pour lie d’installation la rive gauche de la rivière, virent leur quartier désigné par le nom de Karaouyines a population de Fès était dès lors scindée en deux catégories de gens, de traditions et de coutumes différentes, les uns provenant d'Espagne, les autres d'Afrique habitant au surplus des quartiers distincts séparés seulement par un pont appelé Bein el Moudoun Moulay Idriss le Deuxième mourut très jeune. À peine âgé de 38 ans Son œuvre fut considérable et son nom est resté vénéré dans tout le Maghreb. Dans la Zaouia (mausolée) qui porte aujourd'hui son nom sa tombe attire chaque année des milliers de pèlerins qui viennent de tous les coins du pays pour s’y recueillir et prier Fès eut à subir par la suite l'in fluence des Zénètes, des Almoravides et des Almohades. La capitale du Maghreb se trouvait sous la domination des sultans mérinides lorsqu'eut lieu l'exode des musulmans d'Espagne Les sultans mérinides étaient déjà au pouvoir depuis le début du Xllème siècle. Après avoir envahi le nord du pays, ils avaient pénétré à Fès, chassé du trône le dernier roi Almohade et proclamé à sa place leur chef Abou-Yahia, qui devint le Sultan du Nord. Il ne restait plus aux Almohades que la partie sud av Marrakech comme capita qu'Abou Youssef Yacoub, successeur d'Abou-Yahia, réussissait prendre en 1268 le. Les Almohades disparaissaient et cédaient définitivement la place sultans Mérinides, dont L’autorité arda pas à s'étendre sur tout reste de I‘Empire. Comment était Fès sous les rois mérinides ? Empruntons ici le récit de Léon T'Africain (de son vrai nom El Hassan ben Mohamed, né à Grenade vers 1483, historien et littérateur, converti pendant un certain temps au christianisme, sous le nom de Léon l'Africain) qui vécut tout jeune à Fès, au début du XVlème siècle, et dont nous résumons ici l'exposé Fès, dit Léon l'Africain, se compose de deux agglomérations bien distinctes, Fès l'ancienne et Fès la neuve, distinction qui équivaut aujourd'hui à celle de Fès El Bali et Fès El Jdid. L'illustre voyageur parle surtout de Fès l'ancienne grande cité aux hautes murailles Refermant plus de sept cents mosquées et où l'eau coule avec abondance. Il fait ensuite une large description de la fameuse mosquée des Karaouyines aux trente-cinq portes et au haut minaret, dont la construction, dit-il, ne coûta pas moins de 480.000 ducats. il insiste sur le grand nombre de chandeliers en bronze remarqués dans cette mosquée et dont la matière provenait, à son avis des cloches d'églises que les rois maures avaient dû prendre en Espagne au cours de leurs guerres contre les chrétiens. Fès passe pour avoir été la ville la plus cultivée du Maghreb, le berceau de la littérature arabe et la résidence préférée des sultans. Visite de la ville de Fès
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Pour visiter Fès, il vous faut au maximum trois jours. Cette ville pleine de charme vous fascinera Malgré mon guide que je veux complet, je vous conseille pour la ville et la visite générale, de téléphoner de votre hôtel au 234-60, pour demander la compagnie d'un guide officiel que vous réserverez pour une journée entière en vous adressant à l'Office National Marocain du Tourisme. MAGHREB signifie soleil cou- chant, à cette heure-là, Fès baigne dans une glorieuse lumière d'or empourpre Par la route du Tour de Fés, entre de hauts talus où sèchent les peaux teintes, grimpez à l’Hôtel des Mérinides dont la terrasse domine la ville merveilleuse, ville de rêve, parée de trois cents bijoux boules d'or des minarets sur les toits verts. Elle est sillonnée de ruelles de quatre cou- eurs et trames différentes Fès, en réalité, est constituée de trois agglomérations distinctes : La ville nouvelle, Fès El Bali (l’ancien) Fès El-Djedid (nouveau), que séparent les jardins de Boujeloud nan-Sébil). C'est dans Fès El Bali que sont tous les monuments et les richesses architecturales de cette ville. Palais mosquées et médersas (universités coraniques) témoignent d'un art fort raffiné : le palais M'Nebhi, par exemple, avec ses dentelles de stuc et de cèdre, la fraicheur sati- née des marbres et mosaïques, la somptuosité des plafonds aux enluminures subtiles. Les principales portes qui permettent l'accès de Fès El Bali sont Bab Koukha Bab Ftouh Bab Sidi Djedid. La ville nouvelle bâtie hors des remparts est parfois appelée Fes Debibagh du nom de la mosquée qui y est édifiée Lorsqu'on parle de Fès, c'est de Fès El Bali dont il s'agit. Dans l'an- cien temps on la nommait Médinat Fès- Accès à Bab Guissa Prenez la direction fléchée du tour de Fès nord par l'hôtel des Mérinides et l'hôtel Palais Jamai. Si ce n'est pas dans ce magnifique hôtel que vous logez, une visite s'impose après un bon déjeuner, ou un bon diner, Ce palais a été aménagé en un très bel hôtel de grande classe par I’O.NC.F Vous contournez Fès-Jdid par l'ouest; en quittant la ville nouvelle et la place de la Résistance, laissez à droite la route de Taza en obliquant légèrement à gauche, puis tournez à gauche en suivant les murailles de Fès-Jdid. La porte de Bab Guissa n'est qu'à trois minutes à pied du Palais Jamai, parking devant la porte.
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Bab Guissa, par son accès coudé, permettait une meilleure défense contre les assaillants que l'on pouvait également atteindre de la terrasse de la porte, grâco à la partie centrale à ciel Bab Guissa a été construite au dé. But du Xllème siècle par les Almohades, puis restaurée par les Mérinides. C'est un bel exemple do porte monumentale Maghrébine ouvert Bab Bou Jeloud, rue du Grand Tala Cette porte construite en 1913, est une parfaite illustration du style traditionnel. Ses arabesques de mosaiques sont : bleues "bleu de Fés à l'extérieur et vertes (le vert du Prophète) sur la face intérieure La rue du Grand Tala est une longue artère animée, en partie cou- verte. Elle offre un réel aspect de la vie dans la vieille ville, et on peut y observer plusieurs curiosités De Bab Bou Jeloud, à l'ouest s'amorce le circuit classique qui permet de visiter les curiosités principales de la ville. Si vous avez une voiture, vous la garez à proximité de chacune des portes. Mais je vous conseille de vous y rendre en taxi, un petit sur, car ce circuit est un peu fatigant et vous évitez ainsi de revenir à la porte de départ Vous ne risquez pas de vous égarer : on est assuré en suivant la pente naturelle des rues, d'atteindre le quartier le plus bas qui est celui des tanneurs au bord de l'oued au Nord-Est. Un autre point de repère : la fumée noire des fours de potiers qui s'élève du point le plus haut de l'agglomération Le quartier des tanneurs et celle des teinturiers sont les plus colorés Les corporations d'artisans sont groupées par quartier et l'on ne se lasse pas d'admirer leur habileté vous apprécierez aussi la valeur des chefs-d’œuvre qui sortent de leurs mains.

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