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Tourisme au Maroc

GRAND SUD : LA NOUVELLE FRONTIÈRE

Je suis obligé de saisir cette carte carelle est politique et ne tient pas compte des véritables frontières du Maroc »: c’est lemésaventure survenue il y a quelques années auposte frontière de Sebta (le nom arabe de Ceuta,le préside espagnol de la côte méditerranéenne,porte d’entrée du royaume) lorsqu’un policierdécouvre, sur le tableau de bord de la voiture d’untouriste, une carte routière où figure un pointilléentre le territoire du Maroc d’avant 1975 et leRio de Oro, le Sahara espagnol de l’époque deFranco. Pas question de laisser croire qu’il y a eulà une frontière… Et d’ailleurs, personne ne le croitplus puisque tout a été fait pour que le rétablissement du royaume dans ses frontières historiquesparaisse parfaitement naturel.

Il y a seulement quelques décennies, le Grand Sudmarocain s’arrêtait à Guelmin, son marché auxchameaux hebdomadaire et sa ghedra, la danselascive des femmes qui se termine dans l’extase.Peu de touristes descendaient jusqu’à Tan-Tan, où iln’y avait rien à voir, sinon les longs rouleaux frangésd’écume qui naissent de la grande houle atlantique.Guelmin était réputée chez les routards des années1970 pour être le cadre de l’une des arnaques lesplus abouties qui soient, celle du « faux hommebleu », un comédien de grand talent qui parvenaità apitoyer les cœurs les plus durs en jouant surla corde sensible de la famine. Les bijoux de sesfemmes qu’il était « obligé de vendre pour survivre »ressortaient de la pacotille, mais étaient transformésgenredeen or par son verbe.

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Le cœur soulagé par leur bonne action, et la bourseallégée, les touristes ne voyaient pas le « faux hommebleu » rejoindre le soir sa villa au volant d’une voiture de luxe. Son manège était répertorié dans lesguides de voyage mais n’en continuait pas moinsde faire à chaque saison de nouvelles victimes.Il a rejoint les chameaux et la ghedra au magasindes accessoires du folklore local. Aujourd’hui, onparvient le plus souvent à Guelmin non plus par laroute directe de Tiznit, mais après un détour côtier par Sidi Ifni. Cette ancienne ville espagnole a gardé de ses origines un charme andalou que l’on ne retrouvera pas plus au sud dans les anciens comptoirs coloniaux du Rio de Oro (lire encadré p. 120).

Le détour peut se prolonger par une escale au fort Bou-Djerif. Un paysage vallonné à la végétation rase, égayée par plusieurs pépinières de figuiers de Barbarie, mène à quelques encablures de la mer, près de l’ancienne limite de l’enclave espagnole. On sent l’océan, mais on ne le voit pas. Tout à coup, dans un repli de terrain, apparaissent les constructions crénelées du fort. Les bâtisses sont récentes mais ont adopté le style mauresque. L’accueil de Pierre Gerbens est celui que l’on attend dans un bout du monde où ne passent même pas les ondes des téléphones portables. Pionnier chaleureux, il a construit au milieu de nulle part un ermitage hôtelier propre à stimuler l’imagination.

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Lorsque tombe la nuit, on attendrait presque les rezzou des R’guibat et la contre-attaque des spahis. Le charme du lieu tient aussi à la proximité d’un vrai fort construit par la Légion et utilisé naguère comme prison. Les murs de terre de l’ouvrage, au-dessus des méandres d’un oued entretenant une coulée verte, s’érodent en courbes voluptueuses, mais l’ensemble a encore fière allure, promenade romantique sous le miracle d’une verdure improbable. En fait, tous les ingrédients qu’ont utilisés les Marocains pour annexer le territoire sont déjà là : des routes, du commerce, des touristes, les mythes de l’Histoire et les splendeurs du désert pour les séduire… La rudesse des vastes horizons où domine la caillasse est au menu du lendemain, quand on reprend la route du Sud vers Tan-Tan. Les camping-cars se font plus rares. Les étrangers roulent presque tous en 4×4 et la

circulation autochtone est assurée par de petits camions frigorifiques qui transportent du poisson frais pêché au large des métropoles du Nord. On peut les suivre à l’odeur, car ils n’hésitent pas à décharger la glace porteuse de senteurs iodées… sur les bas-côtés de la chaussée. De Tan-Tan, devenu un des principaux ports de pêche du Maroc, jusqu’à Tarfaya, première ville du Rio de Oro, la construction de la route a mis fin au cauchemar des premiers ferrailleurs du désert, qui,

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avant 1975, choisissaient la voie atlantique pour aller en Afrique noire. Le sable profond, souvent transformé en fech-fech pulvérulent, y jouait les ventouses pour digérer les véhicules jusqu’aux essieux. Un peu avant Tarfaya, on pouvait autrefois espérer suivre à toute petite vitesse une route de ciment à une seule voie que les Espagnols avaient construite entre leurs différentes colonies. On l’emprunte encore sur quelques dizaines de mètres, tout au sud du pays, dans le no man’s land de la frontière mauritanienne, mais, partout ailleurs, c’est un impeccable ruban de goudron qui relie aujourd’hui les villes du désert. Ce qui est vrai aussi pour l’ensemble du Maroc, qui a vu son réseau routier se rapprocher des standards européens.

Tarfaya, c’est la ville du cap Juby où s’inscrit encore le souvenir des as de l’Aéropostale, et particulièrement celui du Saint-Exupéry de Courrier Sud. On y entre dans l’ancien territoire des Espagnols. Un barrage de la Gendarmerie royale à peine plus inquisiteur que ceux qui se succèdent depuis le sud d’Agadir et la présence de trois stations-service juxtaposées délivrant du carburant complètement détaxé marquent cette frontière devenue invisible.

La route s’éloigne temporairement du bord de mer pour traverser l’étendue salée d’Oum Dba. La succession de la chaleur diurne et de l’humidité nocturne y produit un phénomène insolite et dangereux : des bancs de brouillard en plein désert ! Il vaut mieux s’arrêter et en attendre la dissipation, car chez les camionneurs marocains la hâte d’arriver l’emporte parfois sur les réflexes de survie.

S’arrêter ! Oui, surtout quand on est à vélo : la route de l’Afrique est un puissant aimant pour les amateurs de belles randonnées cyclistes. « On vient de prendre notre retraite. On a tout notre temps. On part pour six ou sept ans. On veut voir du pays », annonce le plus naturellement du monde un couple de Vendéens, sur la route depuis un semestre et déjà 6000 kilomètres au compteur. Une courte halte, un bidon d’eau englouti et les voilà repartis, luttant contre un vent de trois quarts sur de longues lignes droites sans abri. « C’est la saison des cyclistes. On en voit plusieurs groupes par semaine », commente Martine, qui aurait parlé sur le même ton neutre du passage des hirondelles. Il faut dire qu’elle et son mari Luc voient passer dans leur campement des centaines de fêlés du Sahara. Ces Belges francophones tiennent un des lieux magiques du Sahara

ex-espanol, le caravansérail « Le Bédouin ». Ils avaient commencé par baptiser leur ermitage, en retrait du goudron de 4 kilomètres, « Au Roi bédouin », mais les Marocains leur ont fait comprendre qu’il pouvait exister, entre souverains, une certaine solidarité antidérision… Leur halte, où l’électricité vacille selon la force du vent dans l’éolienne, où l’eau extraite de la Sebkhat voisine est saumâtre, où le pain vient de Laayoune, à 40 kilomètres, est un fraternel point de ralliement. Ce soir-là, en haute saison, c’est-à-dire au creux de notre hiver, se côtoyaient une bande de policiers néerlandais d’un raid humanitaire en route pour la Gambie, où ils allaient livrer des véhicules de santé, et quelques trafiquants de voitures, RMIstes actifs, partant vendre non plus au Sénégal (qui refuse les véhicules de plus de cinq ans), mais au Mali ou au Burkina Faso des Mercedes et des Renault Nevada hors d’âge qui y deviendront des taxis convoités. Depuis que les Égyptiens, financés par des pays du Golfe, ont achevé le bitumage des 500 derniers kilomètres de chaussée permettant de rouler en toute quiétude jusqu’à Nouakchott, en Mauritanie, la route atlantique, naguère réservée aux aventuriers dans des véhicules bardés de tôles de désensablement, est devenue un boulevard. Au « Bédouin » comme ailleurs, le public est moins homogène.

Plus besoin d’afficher le look baroudeur pour regarder défiler le bitume dans une voiture climatisée. Il reste quand même les irréductibles membres de la tribu des « Paris-Dakar ». Ceux-là, Français, Espagnols et Allemands surtout, descendent le Rio de Oro pour aller se mesurer aux dunes mauritaniennes. Trouant la nuit du faisceau de leur lampe frontale, ils étalent sur le capot des Toyota les cartes de l’IGN et comparent leurs coordonnées GPS des, passages obligés de la “directe Chinguetti-Tidjikja ». « Nos femmes nous rejoignent à Atar par avion », explique l’un d’entre eux, tout en montant à la manivelle sa tente de toit. Après Laayoune, la route n’échappe pas à une certaine monotonie, à peine troublée par le passage à Boujdour, qui cache des bidonvilles derrière les murs ocre, coiffés de tuiles vernissées, le long de la rue principale. Plus loin, d’improbables villages tout neufs et vides, parcourus par des rondes de gardiens : comme s’ils attendaient le retour d’habitants tous partis en voyage. Sans doute des Sahraouis repentis dont on espère le retour volontaire de l’exil algérien !

La route tutoie maintenant la falaise et, par des échancrures naturelles, on aperçoit l’océan qui gronde 50 mètres plus bas. C’est le domaine des funambules, des pêcheurs qui jouent à chaque instant avec la mort dans la pente abrupte pour tremper leur ligne dans les rouleaux et ramener les poissons les plus vifs, bars et courbines. Ils vivent dans des cabanes de bric et de broc entre le fracas des vagues et le vrombissement des camions frigorifiques qui emportent leur butin. Pour s’évader d’un quotidien difficile, certains distillent dans des alambics de fortune du jus de figues de barbarie. C’est une curiosité gustative…

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La ligne virtuelle du tropique du Cancer n’est plus très loin quand, sur la droite, apparaît la majestueuse entrée de la presqu’île de Dakhla. D’un côté, les dunes viennent mourir dans l’océan, et de l’autre elles délimitent une lagune protégée des vagues, mais pas du vent : une situation idéale pour les sports de glisse. Cette localisation unique n’a pas échappé au ministère du Tourisme, qui veut en faire un des hauts lieux du kitesurf. « Des accords se concluent avec des tour-opérateurs, les hébergements font l’objet de négociations. Il s’agit de sports qui nécessitent un encadrement solide », précise Fouad el-Gholabzouri, qui, depuis Rabat, fait l’inventaire de toutes ces activités pour lesquelles le Maroc veut devenir un « must » mondial. Dakhla change de visage à chaque visite : il y a dix ans, l’héritage historique de l’ancienne Villa Cisneros des Espagnols occupait tout l’espace. Il y a cinq ans, on percevait les premières marques de l’assimilation marocaine. Aujourd’hui, dans un décor urbain impeccable aux trottoirs pavés et aux façades rutilantes, on voit partout des chantiers, un port, un aéroport, des immeubles surgis du sable, des hommes d’affaires pressés : la ville progresse vers la modernité à marche forcée ; les surfeurs et les promoteurs immobiliers en assurent la conquête. L’ultime étape marocaine vers la nouvelle frontière du Sud mène à Bir Guendouz. Auparavant, la route était déserte. Maintenant, un caravansérail s’est établi à 70 kilomètres de la Mauritanie : hôtel, restaurant, station d’essence. Un lieu étonnant qui sert à la fois de dernière « bourse aux tuyaux » pour ceux qui descendent des vieilles voitures en Afrique de l’Ouest et de sas de décompression pour ceux qui remontent avec des aventures plein la tête. Au poste frontière, des graphiques au mur figurent le trafic routier. En 2005, 12000 voitures à la descente, 6000 au retour. Cherchez l’erreur…

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