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ESSAOUIRA: DE BAB SBA’ A BAB MARRAKECH

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ESSAOUIRA: DE BAB SBA’ A BAB MARRAKECH

PAR TAHT L’MAGANA, ‘ATTARINE ET AHL AGADIR

De Bab Sba’, porte de la Kasbah Jdida, nous irons à la Kasbah puis à ‘Attarine pour prendre la rue principale du quartier Ahl Agadir et terminer par Bab Marrakech.

Bab Sba’ donne à l’extérieur sur le boulevard Mohammed V. Une plaque dans un beau parterre de fleurs nous informe que la médina d’Essaouira est
classée patrimoine universel. Face à Bab Sba’, se tenait autrefois un souk permanent qui recevait les caravanes du Souss et du Haouz (Taiib M. Souiri).

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Bab Sba’ est l’entrée de la Nouvelle Kasbah, quartier construit pendant la deuxième moitié du XIXe siècle sous le règne du Sultan Moulay Mohamed ben Abderrahmane. Ce sultan, qui a soutenu et renforcé les “Commerçants du Roy”, a ordonné l’extension de la Kasbah pour installer le nombre croissant des étrangers dans la ville.

le nom de Bab Sba’ que porte aujourd’hui cette entrée appartient en réalité
à la seconde porte dotée d’un beffroi et qui est devenue pour les Souiris Bab
l’Magana. Bab Sba’ a gardé ses immenses battants en bois entre deux beaux
canons “mihraz” estampillés en caractère arabe, arrivés probablement
d’Angleterre du temps du sultan fondateur.
Sous le large porche de Bab Sba’, sur les côtes, une jolie galerie d’art est tenue par l’artiste-peintre Abderrahim Harabida. La rue du Caire est petite par sa dimension, mais grande par son poids historique et la quantité de souvenirs pour certaines générations de Souiris. Cette rue, qui donne droit sur Bab l’Magana et coupe la longue esplanade fleurie du Méchouar, rassemblait les administrations de la ville depuis sa fondation et jusqu’au XXe siècle. Déjà, à sa construction, les “Toujjar Soltane” s’étaient installés sur cette artère et dans les impasses du quartier Kasbah Jdida.

Ce n’est que plus tard qu’on réalisa des ouvertures dans l’enceinte donnant sur le square Orson Wells. Bien avant d’arriver Bab Sba’, nous pouvons encore admirer au-dessus de derb Mohamed ben Messoud la tour ronde avec ses créneaux jaune-ocre d’ou l’on guettait l’arrivée des bateaux. Au siècle dernier, la rue du Caire abritait le tribunal, les postes et le quartier général du Contrôleur Civil.

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Elle abrite également la Chambre de Commerce, la Banque d’Etat et, l’une en face de l’autre, l’école de l’Alliance Juive et l’église protestante.
L’ancien siège des contrôleurs civils est devenu aujourd’hui “Dar Souiri” , siège de l’Association Essaouira-Mogador.
Dans les années 40, l’académicien Jacques Berque fut contrôleur civil à
Essaouira.
Une belle maison construite en 1907 par le Caïd Anflous, Dar Souiri reçoit aujourd’hui d’importantes manifestations culturelles. L’école de l’alliance juive ouverte en 1867 est aujourd’hui le commissariat de police. L’église est l’actuelle association des artistes plasticiens : on peut s’imaginer l’orgue à droite sur l’estrade et l’autel à gauche.
L’entrée à l’étage de la maison du pasteur est reconnaissable aux fioritures de ses pierres de taille. Dans les ruelles adjacentes, des galeries d’art présentent des œuvres de ce que l’on pourrait nommer l’art primitif d’Essaouira.
Il faut préciser que la ville est un atelier vivant où les peintres marocains côtoient d’autres peintres de nationalités diverses et c’est là que naîtra assurément un jour l’école mogadorienne de la peinture. Si nous parcourons les ruelles de la Nouvelle Kasbah, à la recherche des traces de ces “Tojjar Soltane”, nous les retrouverons partout.
D’abord, dans la superficie des édifices, ensuite dans les portes cochères qu’empruntaient autrefois les charretiers pour décharger les marchandises et parfois dans l’architecture d’un balcon ou le style d’une frise.
Le beffroi de l’horloge est ce qui attire le regard en premier. Cette tour carrée serait un présent du Maréchal Lyautey, alors général résident, lors de sa visite à Essaouira.

On raconte que lorsqu’il demanda aux notables ce qui pouvait leur faire Plaisir, leur réponse fut “lgana oulmagana”. En plus clair : un endroit de détente : “le chalet et pour indiquer l’heure : “l’horloge”.
Le chalet de la plage a toujours pignon sur mer, quant à l’horloge, elle ne carillonne plus depuis 1998. Des promesses de réparation ont eu lieu sans suite ; peut- être réentendrons-nous un jour la “Big-Ben” de Mogador, chère aux Souiris.

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Sous l’horloge, Bab l’Magana, dont la longue inscription sur le linteau insiste sur son véritable nom Bab Sba’, donne sur la place Chefchaouni ou plutôt Taht l’Magano (P V). Derb Hajali mène à droite. après deux tournants, à l’avenue Allal ben Abdellah appelée autrefois Souk Kasbah (P VIII).

Des restaurants et des antiquaires remplissent derb Hajali. Dans la rue de Tétouan, la première à droite sur l’avenue Ben Abdellah, un antiquaire étale ses merveilles dans une belle demeure à deux niveaux ayant appartenu à Abecassis, peut-être un parmi les •Tojjar Soltane•. Toujours sur l’avenue Allal ben Abdellah, le consulat hollandais siégeait au coin de
derb Houmman Al Fetouaki. Les Hollandais achetaient les céréales et payaient en armes.
Ce moyen contournait les réticences des oulémas, le troc pouvant servit à combattre les non-musulmans. Dans les années 50 se tenait prés de l’ancien consulat la boutique du juif Ichoua’ Ben Brihmou qui préparait d’excellentes “haloua chebbakiya” pendant le Ramadan et d’autres pâtisseries en fonction des saisons et des fêtes religieuses des deux communautés.
En face, au bazar actuel qui garde la porte en arc bleu. il y avait, la même époque, un bar Cette proximité dans le quartier, qu’on peut penser traditionnel est une des particularités d’Essaouira-Magador que l’on ne peut trouver ailleurs.
En ces temps-là, les femmes juives nombreuses dans la quartier, s’enveloppaient le au haïk comme les musulmanes.

Nous voilà au carrefour des Beni ‘Antar et Mellah Qdim (P. V), peu après zanqat Rif ; prenons la large rue Attarine qui longe, à droite, une partie de l’ancien rempart de la Kasbah avec une de ses tours carrées.
Parmi les juifs fortunés qui habitaient la Kasbah jusqu’aux années quarante, il y avait des commerçants installés à ‘Attarine pour le commerce des épices et des cotonnades anglaises.

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Essaouira distribuait le brocart, la soie, le velours et le thé souiri à travers tout le pays. La communauté juive, évaluée à la moitié de la population dans les années 40, est aujourd’hui réduite à quelques personnes (joseph
Sebag)
. Ahmed Ben Haj Rejraji écrit : “A Essaouira, comme à Demnate et Sefrou, la moitié de la population était juive”. A l’angle de derb Dr’a, la seule impasse partant de ‘Attarine, la Régie des Tabacs avait élu domicile et au fond de l’irnpasse la premiére école primaire de la ville (A. Oqba).
Nous arrivons devant lama’ Ben Youssef et Haddada, avenue de l’istiqlal. Prenons la première à notre droite sous la traboule. Qaws Ben ‘Attar est l’arc de l’entrée au quartier Ahl Agadir. Ce quartier, construit après son voisin du Nord Mellah Qdim, va recevoir comme son nom l’indique, es originaires d’Agadir et au Souss, et de nombreux marchands juifs sont parmi ces habitants.
Ce n’est que plus tard, au XIXe siècle, que le Mellah

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regroupera les juifs de condition plus modeste. la Ville connaîtra une activité commerciale dynamique grâce à l’entente exemplaire
des deux communautés.
l’entente ne s’arrêtait pas aux rapports commerciaux, mais s’inscrivait dans les liens d’amitié et de respect mutuels.
On comptait de nombreuses synagogues dans la ville et aujourd’hui encore quand un Souiri vous parle d’un voisin juif, if ne lui Vient même pas à
l’idée de mentionner sa confession.
Derb Agadir est avant tout la rue principale d’un quartier d’habitations. Plusieurs impasses vont partir sur notre droite pour buter sur l’enceinte de la Médina, et d’autres rues iront rejoindre Haddada et Souk Ouaka pour irriguer le quartier Pour la prière du vendredi, Jama’ Ben Youssef ouvre une porte secondaire sur derb Agadir au début de l’impasse de derb l’Khériya ou il y avait une importante maison de bienfaisance.
Au siècle dernier, la Ville en comptait plusieurs. Pendant le Protectorat. les contrôleurs Civils avaient leur résidence dons la rue qui prit alors le nom
de louis Gentil. Les clés de voûte des maisons particulièrement sculptées comme des signatures se succèdent et ne se ressemblent pas. Au carrefour d’où portent l’impasse de derb Tripoli et la rue de l’Irak, nous avons respectivement à chaque an le la Zaouïa Naciriya, l’énigmatique Sidi Abdeddayam, le kouttab et la mosquée du quartier à l’étonnant minaret.

la Zaouia Naciriya est une confrérie religieuse, fondée par le gouverneur de la ville Allal Zamrani au XIXe siècle. (H. ottmoni). Elle rassemblait les artisans et les commerçants, mais surtout les épiciers et les tanneurs.
le petit mausolée ou plutôt le tombeau de Sidi

Abdeddayam, qui serait antérieur à la fondation de la ville, empiète sur la rue comme pour dire : “j’étais là avant vous et je serais là après vous” (Taiib M. Sou.).
Le minaret de Jama’ Ahl Agadir s’élève au-dessus de l’arche en traboule sous lequel passe la rue de l’Irak.
Posé au-dessus de la tête des passants, ce minaret me rappelle celui de Jama’ Ain Khaïl dans la médina de Fès. Les voix aiguës des enfants du kouttab Lalla Azzouna font écho à celles moins jeunes d’un autre kouttab dans la Zaouïa Naciriya.
Dar Caïd Hajji, peut-être celui-là même qui a donné son nom à la kasbah proche de l’estuaire d’Oued Tensift, est au coin de la rue d’Algérie. Dar Maalem Driss, un peu plus loin, faisait partie du riad d’Abraham Afriat, “commerçant du Roy”, sous le règne du Sultan Moulay Abderrahmane, dont la famille est originaire d’Agadir (H Ottmani).

Au début de derb Moulay Abderrahmane, après le bain maure du quartier, la façade dune maison, suit curieusement la courbe de la rue, à moins que ce ne soit la rue qui aurait suivi le caprice de son propriétaire (H.Miloudi). Dans l’impasse suivante, la Zaouïa Ouazzaniya dite aussi Dar Dmana, occupe le fond de derb Ouazzane.
La coupole blanche au-dessus du mausolée s’appuie sur l’enceinte de la Ville. Le mysticisme de cet endroit si simple dans son architecture est anobli par la profusion des couleurs où le rouge et le vert dominent. Derb
Agadir s’élargit pour rejoindre Souk Ouaqa. La partie gauche longe la demeure du Caïd Mohamed Anflous Neknafi qui a mené la vie dure l’armée
d’occupation.
La partie droite longe le mur de l’Ensemble artisanal, espace regroupant aujourd’hui des artisans pour la plupart des marqueteurs. De la fontaine, qui n’en garde que le nom, et aussi du côte Souk Ouaqa, on peut y voir encore les traces du camp Brulard, la caserne ou stationnaient les troupes d’occupation pendant le Protectorat (A. Oqba).

Nous voilà devant Bab Marrakech, notre destination finale. Taiib Mohamed Souiri nous raconte une anecdote sur l’endroit : “Jusqu’au siècle dernier, les
vaches, que gardaient plusieurs familiers à la maison pour leur lait, étaient conduites au pâturage par un bouvier tôt le matin et ramenées le soir. Fait singulier, le bouvier les récupérait le matin à Bab Marrakech et les abandonnait le soir dés qu’elles repassaient la même porte.
Chaque vache allait enjoindre le domicile de ses propriétaires, parfois même iusqu’à derb Mseguina dans le quartier des Beni ‘Antar. le matin, les
propriétaires n’avaient qu’à ouvrir leur porte “.

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