Marrakech, la Ville Rouge

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Dès sa naissance, Marrakech a présente un lieu idéal de « marché » rural, de souk, qui permettait aux montagnards de venir se ravitailler dans la plaine ; or ; il faut savoir qu’au Maghreb. L’un des plus vieux principes de la conquête pacifique et la notion de protection étendue au commerce ; les marchés, souvent placés sous l’égide d’un personnage religieux ou politique (c’est parfois la même chose) chargé d’en assurer la sécurité, constituent alors une sorte de terrain neutre ou des adversaires, voire des ennemis, peuvent se rencontrer sans être tenus de se combattre.
 
 
L’origine du nom de Marrakech ?
Là encore, les savants sont en désaccord ; selon les uns et c’est l’hypothèse la plus communément acceptée, il s’agirait d’un lieu-dit très ancien dérivé d’un dialecte berbère local et qui pourrait signifier « fils de Kouch » ou « pays des fils de kouch » ; on ne peut s’empêcher de faire de troublants rapprochements avec le nom biblique de kousch,fils de cham et ancêtre des peuples kouschites qui auraient habité la haute Egypte, l’Ethiopie et le sud de l’Arabie.
Selon d’autre savants, le nom de Marrakech viendrait d’une expression de la langue masmouda qui aurait signifié « va-t’en vite », le lieu où s’élève actuellement la ville étant alors réputé pour être celui d’embuscades tendues par des brigands.
Les temps ont bien changé car, de nos jours, Marrakech est un lieu où il fait bon demeuré et où l’on aime revenir.
 
 
La ville devait largement bénéficier de ces conquêtes, notamment de celle de l’Andalousie car le haut niveau de civilisation de cette province influa très rapidement sur la vie marrakchie, ce qui valut, pendant deux siècles, une gloire peu commune à la ville surgie du néant.
Sir Winston Churchill et « Marrakech sa bien-aimée »
Dans ses « Mémoires de guerre », Churchill parle de « ma bien-aimée Marrakech », car il y trouva la paix, la force et le repos, même aux plus sombres jours des combats.
En janvier 1943, à l’issue de la conférence de Casablanca, il persuada le président Roosevelt de l’accompagner à Marrakech et de passer une nuit à la ville Taylor : « vous ne pouvez pas venir jusqu’à Casablanca sans visiter ma bien-aimée Marrakech, le « Paris du Sahara », dit-il au président. Le lendemain de cette visite, le président repartit pour Washington tandis que sir Winston Churchill prolongeait son séjour de quelques jours pendant lesquels il entreprit de peindre une toile, du haut de la tour de la villa Taylor.
 
 
Puis à nouveau, à la fin de décembre 1943, alors qu’il était si souffrant à Carthage, il souhaita se rendre dans sa « bien-aimée Marrakech» ou, il en était sûr, il recouvrerait la santé reconquise lui permit de peindre, il ne s’agissait pas d’une sortie ordinaire ! Voiture, jeep et aides étaient requis.
Sa boite de peinture ressemblait plutôt au stock d’un marchand de couleurs, avec ses rangés et ses rangés de tubes, il y avait les pinceaux, l’ombrelle et la chaise, le site ou il s’installait avait été choisi à l’avance et tout était déjà réglé avec minutie. Sa peindre lui tenait beaucoup à cœur et au milieu des tracas de la guerre, il avait grâce à elle, le pouvoir de s’évader. Si grande était sa concentration d’esprit, qu’à la fin de la plupart des séances, il souffrait de crampes stomacales que l’on devait soigner sur le champ, il fumait ses gros cigares en travaillent et lorsqu’il s’en allait, le sol autour de lui était jonché de bouts à demi-fumés, à demi-mâchés-souvent ramassés comme souvenirs par la foule d’admirateurs qui lui faisait escorte la plupart du temps, au Maroc, le peuple était très courtois à son égard et très discret.
Visite de la ville

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